EN DUO AVEC LE CONTREBASSISTE ÉDOUARD MACAREZ

« Souvent, les gens se font une idée assez réductrice de nos instruments. La contrebasse est perçue comme un instrument d’accompagnement et non comme un instrument soliste, l’accordéon lui n’est pas encore réellement associé à la musique classique. Avec Edouard, nous nous amusons à faire le parallèle entre le répertoire pour accordéon et celui pour contrebasse, autour d’un programme très large couvrant un siècle et demi de musique : de Jo Privat à Bottesini ou Chostakovitch en passant par Jacques Brel ».


De la valse musette au swing des années 30, des chefs-d’oeuvre du romantisme aux rythmes sud-américains endiablés, ce périple musical mêle accordéon et contrebasse, deux instruments très proches par leur mystère, leur popularité et leur ouverture à tous les styles musicaux. Félicien et Édouard soufflent, chantent, vibrent avec liberté, transcendent les genres, pour faire entendre un siècle de musiques de tous horizons : Bottesini et Galliano, Glière, Chostakovitch, Piazzolla, Nazareth, Viseur, Privat, Azzola.


L’un posé sur sa pique, l’autre pendu à ses bretelles, la contrebasse et l’accordéon sont deux compagnons d’aventure qui partagent un parcours singulier. 

Ils ont animé, l’un et l’autre, de longs débats sur leurs généalogies : famille des violes ou des violons pour la première, descendant d’un orgue à bouche chinois ou piano portatif pour le second.

Ils ont parcouru la terre entière, trouvant leurs places dans les cultures populaires les plus diverses, de l’Europe de l’est à l’Amérique du Sud en passant par Paris, New-York ou Moscou. 

Ils ont mis du temps à convaincre les compositeurs classiques de leurs époques avant, finalement, d’attiser leurs curiosités.

Pour permettre leur essor, le talent de générations d’instrumentistes passionnés aura été nécessaire. Richard Galliano a révélé auprès de tous les capacités incroyables de l’accordéon alors que, un siècle auparavant, Giovanni Bottesini accomplissait le même tour de force pour la contrebasse. 

Edouard Macarez et Félicien Brut viennent ici rappeler l’histoire de leurs instruments, si différents à première vue mais aux parcours jonchés de similitudes.

Parcourir un siècle de musique,

faire escales aux quatre coins du globe,

pour vibrer, le temps d’un concert, au son de ces deux vagabonds… 

ÉDOUARD MACAREZ – contrebasse

Edouard Macarez commence la contrebasse à l’age de 10 ans auprès de Jean-Loup Dehant, professeur au Conservatoire de Douai, avant d’intégrer, en 2006, le Conservatoire National Superieur de Musique et de Danse de Paris dans la classe de Thierry Barbé. Il obtient en 2009 le premier prix à l’unanimité avec les félicitations du jury. En 2011, Edouard décide de se perfectionner en Allemagne auprès de Niek de Groet, ancien soliste de l’Orchestre Royal du Concergebouw Amsterdam.

Edouard est lauréat de plusieurs concours nationaux et internationaux : 1er Prix trois années consécutives aux concours organisés par l’Association des Contrebassistes de France en 2003, 2004 et 2005 à Paris, Lyon et Béziers, 1er Prix au Concours de cordes d’Epernay en 2006, 1er Prix au Concours « International Paris Bass» 2008 et 1er Prix en 2009 au Concours « Scottish International Competition » à Glasgow.

Il s’est produit de nombreuses fois en récital notamment à Paris, au grand auditorium du Royal College de Glasgow, à Berlin dans l’auditorium de la Horshcule lors de la manifestation Berlin Bass 2010, à Dusseldorf, à Essen, etc. Avec orchestre il s’est produit en soliste avec l’Orchestre Symphonique du Royal College de Glasgow ainsi qu’avec le Baltic Chamber Orchestra.

Passionné par l’orchestre, Edouard est rentré à l’âge de 19 ans à l’Orchestre National de Lille avant d’obtenir un poste de soliste à l’Orchestre Philharmonique de Radio France trois ans plus tard.

edouard macarez