EN DUO AVEC LE MANDOLINISTE JULIEN MARTINEAU

Une rencontre inédite entre deux italiens d’origine, entre deux sud-américains de cœur, entre deux instruments iconiques de nombreuses cultures populaires de par le monde : la mandoline et l’accordéon.

En Russie, l’accordéon est roi, souvent accompagné de la balalaïka, instrument « cousin » s’il en est de la mandoline napolitaine. En Amérique du Sud, c’est l’accordéon diatonique cajun ou son frère de son le bandonéon qui côtoient traditionnellement les cordes pincées. Mêler l’accordéon à la mandoline n’est donc pas si surprenant et il ne faut que quelques minutes afin que les oreilles des auditeurs présents en soient définitivement convaincues.

Antonio Vivaldi rencontre Anton Chalaïev, Raffaele Calace et Gus Viseur bousculent Béla Bartók, Gioachino Rossini donne la réplique à Nino Rota…  C’est ainsi que sous les doigts virtuoses de Julien Martineau et Félicien Brut défilent les siècles, les époques, les continents. Le concert devient une danse, une danse qui durera bien plus longtemps que le concert, une danse que chacun garde en mémoire comme le souvenir d’une rencontre qui ne peut s’oublier…

JULIEN MARTINEAU – mandoline

Julien Martineau pose sur la mandoline un regard à la fois lucide et passionné : si l’instrument est connu du grand public pour quelques pièces emblématiques, son répertoire est immense et riche pour qui veut bien l’explorer. Or Julien Martineau a cette âme d’aventurier, cet appétit du chercheur et cette conscience toute ouïe du musicien qui lui fait embrasser la singularité de son instrument dans la perspective de larges horizons. Soliste invité aux Victoires de la musique classique en 2017, il fera ses débuts avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France en décembre 2018 sous la direction de Rinaldo Alessandrini avec qui lequel il a enregistré son dernier album de concertos (Naïve).

Ses collaborations concertantes avec des formations telles que l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, l’Orchestre national de Bordeaux Aquitaine, Pygmalion, l’Orchestre métropolitain de Lisbonne, l’Orchestre de chambre de Heilbronn, l’Orchestre de chambre de Toulouse entre autres, lui permettent de mettre en lumière la virtuosité mais aussi la délicatesse de son instrument. Il est à l’initiative de propositions inédites conçues avec des partenaires de choix : le pianiste Bertrand Chamayou, les chanteurs Natalie Dessay, Sabine Devieilhe, Thomas Hampson, Florian Sempey et Laurent Naouri. En 2016, il crée, avec l’Orchestre national du Capitole de Toulouse, le Concerto pour mandoline de Karol Beffa, dont il est dédicataire. Il enregistre également l’intégrale des Préludes de Raffaele Calace pour mandoline solo considérés comme l’équivalent des Caprices de Paganini pour la mandoline, qu’il a présentés sur France 2 dans l’émission de Jean-François Zygel, pianiste et compositeur avec qui il collabore régulièrement.

Julien Martineau remporte, à dix-neuf ans, le Prix Giuseppe Anedda du Concours international de Varazze (1998, Italie). Il est par ailleurs titulaire d’un DEA de musicologie (2002, Paris-Sorbonne). Très attaché à l’avenir de son instrument, il enseigne la mandoline au Conservatoire de Toulouse depuis 2005. L’académie des Arts, Lettres et Sciences du Languedoc lui a décerné le Prix Déodat de Séverac en 2013.

Julien Martineau joue un modèle d’instrument conçu pour lui par l’un des grands luthiers actuels, le Canadien Brian N. Dean.

Julien Martineau