MARCHE MUSICALE

S’il est une figure qui l’influence depuis bien longtemps, c’est celle de l’immense Richard Galliano, sa référence. Il écoute ses disques, court le voir en concert dès que possible, puis, un beau jour, le rencontre… Une rencontre déterminante, forcément quand on sait les mots qui sont les siens à son propos :

« Richard Galliano a parachevé le travail d’ouverture de notre instrument en le portant à son plus haut niveau dans des styles aussi différents que la chanson française, le jazz puis le classique. Nous luis devons tellement. »

C’est en échangeant avec celui qu’il admire tant qu’il finit de se convaincre de la nécessité de revisiter les répertoires de prédilection de l’accordéon tout en favorisant la création. Il rêve d’un « piano à bretelles » qui se fait porteur de repères, forts de ses racines populaires, et qui s’affiche en étendard d’une soif de nouveauté propre à toute forme d’art.


TRAIT D’UNION ENTRE MUSIQUE POPULAIRE ET SAVANTE

Bartók, Grieg, Brahms, de Falla n’ont-ils pas puisé dans un répertoire traditionnel pour écrire des œuvres dites «savantes » ? Populaire, né d’un remarquable métissage culturel, l’accordéon a d’extraordinaires facultés d’adaptation.

« À mes débuts, j’ai un peu souffert du manque de reconnaissance vis à vis de cet instrument, souvent considéré comme ringard ou désuet. Certains pensent que le musette est responsable de cette image mais c’est oublier le regard bienveillant qu’il a su susciter. L’accordéon est populaire car il est souvent associé aux moments festifs de la vie de chacun et nous le devons au musette. Il peut à présent, je le crois, devenir l’emblème de la réconciliation entre musiques savantes et populaires ».